Ch'Faid : favoriser le lien social là où il n'existe plus...

L'association d'éducation populaire créée en 2005 à l'initiative d'un groupe d'habitants de Libercourt (62) utilise la mémoire collective pour créer du lien social. 

28/05/2015

Ch'Faid, en langue berbère - "souviens-toi" - s'efforce de générer une dynamique collective intergénérationnelle et de faire adhérer les habitants des quartiers défavortisés à différents projets.

L'objectif de cette association est de promouvoir et de développer les richesses culturelles d'une mémoire collective où la participation des habitants est privilégiée. Elle collecte notamment des mémoires individuelles, travaille sur les archives institutionnelles et familiales, organise des concerts, des spectacles...

Elle favorise l'accès à la cuture pour tous. Elle contribue à briser l'entre soi et à lutter contre les préjugés, à agir avec les populations, non à leur place. Elle permet à des personnes issues de différentes immigrations de se rencontrer et d'échanger sur leur histoire, sur leur vie  : Polonais, Italiens, Algériens...

 

Fraternité, humanisme, justice sociale, égalité

Ch'Faid a ainsi favorisé la création d'un Collectif de femmes très actif dans l'organisation de sorties autonomes, de voyages (Institut du Monde Arabe à Paris, musée de la mine) et d'ateliers (céramique, cuisine, écriture).

Soutenue par la région Nord Pas-de-Calais, elle a également mené un travail d'action-recherche "chercheurs citoyens" depuis 3 ans sur la question de la mémoire des populations issues de l'immigration maghrébine, très présentes dans le bassin minier. Ce travail donnera lieu à la publication d'un ouvrage.